- Comment renforcer l’organisation existante grâce à une meilleure lecture des consommations
- Le rôle de la prévision, du suivi et des alertes pour optimiser les approvisionnements
- Les résultats observés de ces méthodes sur la disponibilité et le pilotage du stock
Une organisation sensible aux aléas
Le suivi du stock s’appuie souvent sur des méthodes et des outils simples, consolidés au fil du temps : fichiers Excel, seuils ajustés sur l’année, retours d’expérience des équipes, échanges rapides entre services pour signaler une tension. Ce fonctionnement permet de garder le cap, mais reste peu adapté à la complexité et aux enjeux spécifiques du secteur. Les équipes doivent suivre des milliers de références dont les comportements diffèrent totalement : consommations stables, pics d’activité, références critiques soumises aux tensions fournisseurs… Sans une vision consolidée, maintenir la disponibilité et le bon niveau de stock est périlleux. Un seuil fixé plusieurs mois auparavant ne tient pas compte d’une montée en charge d’un service, ni même d’une baisse d’activité saisonnière. C’est ainsi que les ruptures se glissent dans le quotidien malgré l’attention portée par les pharmaciens et logisticiens. À l’inverse, certaines références moins sollicitées restent en rayon plus longtemps que prévu (surstocks) et génèrent des coûts évitables. Ces volumes excédentaires augmentent aussi mécaniquement le risque de péremption.- Lire aussi : Impact environnemental : comment assurer une meilleure gestion des approvisionnements en pharmacie